Simulateur Tour Hydrique — Architecture & Fonctionnement

Outil technique · H de 3 à 110 m · Géométrie proportionnelle automatique · Cycle 24 h : vitesses, températures, pressions, condensation, production

Paramètres

Type de tour

Hauteur de la tour

Hauteur H 8,0 m

🔍 Localisation

Conditions climatiques

T° ambiante moyenne 30,0 °C
Hygrométrie moyenne 40 %
Vitesse vent (V) 3,0 m/s
Amplitude thermique j/n 15,0 °C

Construction — Paroi

Ép. corps e_corps 0,60 m

Puits géothermiques ↓ Canal A

Nombre de puits  0  (⌀0,70m · 25 m prof.)

Vue en coupe de la tour

Vue en coupe — Tour Hydrique Tour hydrique — vue 3D extérieure 🔍 Vue 3D
H = 8,0 m
Canal desc. ext. — air chaud entrant
Trou central — remontée air condensé
Noyau solidaire citerne
Ailettes parois basses
Déflecteur d'entrée

0 · Géométrie — Proportionnalité avec H

Di = 2,8 x sqrt( H / 8 ) [m] (ancre sur prototype H=8m, Di=2,8m) H=8m -> Di=2,80m | H=20m -> Di=4,43m H=50m -> Di=7,00m | H=110m-> Di=10,4m D_noyau = 0.218 x Di (noyau hyper-massif, solidaire citerne decompression -1.5m) Principe : continuité de vitesse aux déflecteurs (pas de choc -> flux fluide, sans turbulences) Deflecteur 1 (40 % split) : Se_B = 0.40 x Se_A -> V_B = V_A Deflecteur 2 (100 %) : Se_D = Se_C -> V_D = V_C 2-flux : Tour ext | Canal A↑ | Tour int (D_int) | Canal B↓ cond. | Noyau D_int = 0.565 x Di Se_A = 0.680 x PI x (Di/2)2 (grand canal montant) Se_B = 0.272 x PI x (Di/2)2 = 0.40 x Se_A (canal descendant, section réduite) 4-flux : Tour ext | A↑ | Tour1(D1) | B↓ | Tour2(D2) | C↑ | Tour3(D3) | D↓ | Noyau D1 = 0.849 x Di (deflecteur 1 au-dessus) D2 = 0.780 x Di D3 = 0.573 x Di (deflecteur 2 au-dessus) Se_A = Se_C = Se_D = 0.280 x PI x (Di/2)2 Se_B = 0.112 x PI x (Di/2)2 = 0.40 x Se_A Venturi fort : face int. tour ext + int. tour 2 (canaux ascendants A et C) Venturi doux : int. tour 1 + int. tour 3 (canaux descendants B et D) Condensation : UNIQUEMENT canaux descendants (B pour 2-flux ; B+D pour 4-flux) Paroi (sections de la base au sommet) : e_base = e_corps x 1.60 (0 -> H/4 : plus epaisse, masse thermique + structure) e_corps = e_paroi (H/4 -> 3H/4 : epaisseur de reference du slider) e_coupole = e_corps x 0.75 (3H/4 -> H : coupole, un peu plus mince) e_moy = e_base x 0.25 + e_corps x 0.50 + e_coupole x 0.25 (ponderee pour calculs) D_ext = Di + 2 x e_corps Recommandation selon T annuelle moyenne : e_corps = max(0,30 ; min(2,0 ; 0,10 + 0,020 x T)) T=10C -> 0,30m | T=25C -> 0,60m | T=40C -> 0,90m | T=55C -> 1,20m
Loi racine carree : la section (Di2) croit comme H, evitant des diametres irrealistes pour les grandes tours.
Exemple lineaire Di=0,35xH aurait donne Di=38,5m @ 110m vs 10,4m avec sqrt.

1 · Pression de vapeur saturante — Formule de Magnus

pvs(T) = 0.6112 x exp( 17.67 x T / (T + 243.5) ) [kPa] w_ext = 0.622 x pv_ext / (p_atm - pv_ext) [kg/kg] p_atm = 101.3 kPa Modele humidite absolue constante (physique correcte pour cycle diurne) : pv0 = (HR_moy/100) x pvs(T_moy) vapeur a T de reference (entree utilisateur) w_ext = 0.622 x pv0 / (p_atm - pv0) humidite absolue CONSERVEE sur tout le cycle 24h HR(h) = pv0 / pvs(T(h)) varie naturellement : monte la nuit, baisse le jour -> desert T_moy=40C HR=15% : T_nuit=27,5C -> HR_nuit≈29% (condensation naturelle active) -> entrer HR mesure a T_moy (et non HR a T_max) pour modeliser correctement le cycle
Ref. : PDF §7 — Magnus (1844)

2 · Point de rosée — Inversion Magnus

a = ln(HR/100) + 17.625 x T / (243.04 + T) Td = 243.04 x a / (17.625 - a) [C] Condensation active si : T_noyau < Td

3 · Refroidissement interne ΔT

DT_canal = DT_paroi x ep_sol x f_sol + DT_tirage x 1.38 x f_tir HR < 25 % : DT_paroi = 6.0, DT_tirage = 2.0 (desert tres sec) HR < 40 % : DT_paroi = 5.5, DT_tirage = 2.0 HR < 60 % : DT_paroi = 4.5, DT_tirage = 1.5 HR >= 60 % : DT_paroi = 3.5, DT_tirage = 1.0 x 1.38 : tour fermee + fenetres etroites +38% Facteur solaire (soleil a l'exterieur, interieur ombrAge) : f_sol = 0.10 + 0.90 x sin(pi x (h-6)/14) pour 6h <= h <= 20h f_sol = 0.10 la nuit (inertie thermique paroi) f_tir = 0.25 + 0.75 x sin(...) residuel nocturne 25% Attenuation par epaisseur de paroi (base->sommet+coupole) : ep_sol = exp(-e_paroi / 1.2) [reduction chaleur solaire par masse de paroi] e=0.3m -> ep=0.78 ; e=0.6m -> ep=0.61 ; e=1.2m -> ep=0.37 ; e=2.0m -> ep=0.19 T_entree_canal = T_ext T_sortie_canal = T_ext - DT
Ref. : PDF §CALCULS THERMIQUES

4 · Vitesse, débit et pressions

V_circ_A = sqrt( (1.6 x V_vent)2 + 2 x g x H x DT / T_abs ) [m/s] Canal A ↑ fort 1 V_circ_C = sqrt( (1.4 x V_vent)2 + 2 x g x H x DT / T_abs ) [m/s] Canal C ↑ fort 2 V_down = sqrt( (1.2 x V_vent)2 + 2 x g x H x DT / T_abs ) [m/s] Canaux B ↓ et D ↓ faible Q_B = Se_B x V_circ_A = 0.40 x Se_A x V_circ_A (continuite V_B = V_circ_A, Se_B = 0.40xSe_A) Q_D = Se_D x V_circ_C = Se_C x V_circ_C (continuite V_D = V_circ_C, Se_D = Se_C) Q_h = Q x 3600 [m3/h] DP_tirage = rho x g x H x DT / T_abs [Pa] assistance gravite (air froid descendant) P_vent = 0.5 x rho x V_vent2 [Pa] pression dynamique vent P_canal = 0.5 x rho x V_circ_A2 [Pa] pression dynamique Canal A Stabilite couloirs : V_circ > V_down toujours vrai (C_fort=1.6 > C_faible=1.2) -> couloirs separes quelle que soit la taille de la tour ; instable si V < 0.05 m/s rho = 1.2 kg/m3, g = 9.81 m/s2
Pour H=110m et DT=6C : DP_tirage ~27 Pa, croit lineairement avec H.
Ref. : PDF §5.1 et §5.2

5 · T° noyau — Modèle dynamique

T_noyau = max( 3.0 ; T_moy - 0.92 x DT_nuit x (1 + 0.4 x insul) ) DT_nuit : T>35 et HR<30 -> 26 (desert chaud) T>28 et HR<50 -> 20 (semi-aride) T>18 -> 14 (mediterraneen) T>5 -> 10 (oceanique) sinon -> 18 (continental) Isolation par epaisseur de paroi : insul = 1 - exp(-e_paroi / 0.8) [0=paroi mince ; ~1=paroi tres epaisse] e=0.3m -> insul=0.31 ; e=0.8m -> insul=0.63 ; e=2.0m -> insul=0.92 -> paroi epaisse maintient le noyau plus froid pendant la journee (+40% max) Inertie thermique parois (granite reconstruit vitrifie lisse : k=2.5 W/mK, rho=2600, Cp=790, h_cv=5.5) : delta = sqrt( 2 x alpha / omega ) = 0.18 m (profondeur penetration onde 24h) tau_h = rho x Cp x delta / h_conv = ~19 h (constante de temps, surface lisse) T_wall(h) = T_moy + (amp/2) x A_wall_f x cos( 2PI/24 x (h-14) - phi_wall ) A_wall_f = 1 / sqrt(1 + (omega_h x tau_h)2) = ~0.20 (amplitude amortie a 20%) phi_wall = atan(omega_h x tau_h) = ~1.37 rad = ~5.2h de retard -> pic de T_wall vers 19h15 ; paroi reste plus chaude que l'air jusqu'a 4-5h du matin -> Venturi fonctionne la nuit grace a l'inertie des parois, meme sans soleil
Bassin ferme sous dalle granitique (etanche, sans evaporation). Masse thermique eau+granite (Cp eau x5 granite) maintient le noyau a T quasi-minimum nocturne. Paroi epaisse de la base au sommet (coupole) isole le noyau de la chaleur diurne exterieure.

6 · Condensation — Système fermé

w_sat_noyau = 0.622 x pvs(T_noyau) / (p_atm - pvs(T_noyau)) [kg/kg] Dw = max( 0 ; w_eff - w_sat_noyau ) [kg/kg] w_eff = w_ext si sans puits ; w_eff > w_ext avec puits (cf. §9) → condensation active si l'air effectif est plus humide que la saturation au noyau → Desert HR=8% (T_moy=40°C) : w_ext=3,7 g/kg ; la nuit T=27,5°C HR_nuit≈29% → condensation → Sahel w<3 g/kg : Dw=0 sans puits ; avec 12 puits w_eff≈11 g/kg → Dw≈4 g/kg ✓ → Tropical HR=80% : w_ext≈20 g/kg, w_sat(15°C)≈11 g/kg → Dw=9 g/kg, production réelle m_eau_base = m_air x Dw Production = m_eau_base x c_deflect x c_ailettes x c_trou x 3600 [L/h]
Ref. : PDF §CALCULS HYDRIQUES

7 · Coefficients de conception

Effet total = c_deflecteur x c_ailettes x c_trou_central = 1.12 x 1.50 x 1.32 = 2.22
Deflecteur
x 1.12
Concentration flux vers noyau +12%
Ailettes
x 1.50
2 parois finées canal bas, surface x2.8
Trou central
x 1.32
Double face noyau counter-current +32%
Total design
x 2.22
+ tirage x1.38 -> global ~x2.50

8 · Tour 4-flux — Circuits concentriques

4 canaux annulaires alternants, sections egales : Canal A ↑ (tour ext ↔ T1) fort Venturi int. tour ext Canal B ↓ (T1 ↔ T2) cond.1 doux Venturi int. T1 — deflecteur 1 au-dessus T1 Canal C ↑ (T2 ↔ T3) fort Venturi int. T2 Canal D ↓ (T3 ↔ noyau) cond.2 doux Venturi int. T3 — deflecteur 2 au-dessus T3 Deflecteur 1 (au-dessus T1) : 40 % du flux A (fraction froide/dense, proche paroi T1) -> redirige vers Canal B ; 60 % restants sortent par fentes coupole de T1 Canal B descend entre T1 et T2 (ailettes), condense, passe par le bas de Tour 2 Deflecteur 2 (au-dessus T3) : 100 % du flux C -> Canal D (ferme Tour 3 au-dessus du noyau, integralite du flux redirigee) 2 Venturi forts | Canal A : C=1.6 ; Canal C : C=1.4 (canaux montants) 2 Venturi faibles | Canal B : C=1.2 ; Canal D : C=1.2 (aspiration dirigée, assist. gravité) Continuité de vitesse (flux fluide, sans turbulences) : Se_B = 0.40 x Se_A -> V_B = V_A = V_circ_A (déflecteur 1, 40 % split) Se_D = Se_C -> V_D = V_C = V_circ_C (déflecteur 2, 100 % redirect) Q_B = Se_B4 x V_circ_A = 0.40 x Se_A4 x V_circ_A Q_D = Se_D4 x V_circ_C = Se_C4 x V_circ_C T_froid_B = T_noyau + (T_ext - T_noyau) x 0.40 (Tours 1&2, plus chaud que noyau) Canal B actif si T_froid_B < Td ; Canal D actif si T_noyau < Td

9 · Puits géothermiques ↓ Canal A — Modèle dynamique toutes zones

Puits verticaux : Ø0,70m int. / Ø0,90m ext. (anneau granite reconstitue 10cm/cote) Profondeur : paramétrable 5–25 m (défaut 25 m, slider dans le panneau) Placement : VERTICAL, dans l'anneau canal A, 1 puits par ouverture en pied de tour Aspiration : passive effet Venturi canal A montant (ΔP ≈ 34 Pa) — SANS pompe Profil thermique du sol (modèle dynamique) : T_puits(d) = T_ann + A_surf × exp(-d / D) + G × d D = 2,5 m (diffusivité thermique annuelle du sol) G = 0,025 °C/m (gradient géothermique moyen) A_surf = max(2 ; min(15 ; T_ann × 0,28)) (amplitude estivale estimée) Ex. T_ann=27°C, d=25m : T_puits ≈ 27,6°C | T_ann=12°C, d=10m : T_puits ≈ 12,3°C HR_puits(d, HR_surface) : HR_min = 0,30 + HR_surf × 0,25 (réf. surface sèche) HR_max = 0,72 + HR_surf × 0,20 (profond quasi-saturé) HR_w = HR_min + (HR_max - HR_min) × (1 - exp(-d / 7,0)) Ex. HR_surf=15%, d=25m : HR_w ≈ 74% | HR_surf=65%, d=10m : HR_w ≈ 76% Fraction canal A occupée par les puits (section puits / Se_A) : n=6 → f_p ≈ 0.26 (26 %) n=8 → f_p ≈ 0.32 (32 %) n=12 → f_p ≈ 0.41 (41 %) Humidite absolue effective (melange Venturi canal A) : w_eff = (1 - f_p) x w_ext + f_p x w_well [kg/kg] Temperature effective canal A (melange thermique) : T_eff = T_ext - f_p x (T_ext - T_puits) [degC] -> pic T_ext=52degC + 12 puits, T_puits=27,6 : T_eff = 42,0 degC (-10,0 degC) -> T_ann=12, T_ext=22, d=10m : T_puits=12,3 + refroidissement 9,7 degC sur fraction 26% Seuil d'utilité des puits satellites selon la zone : HR < 10 % désert profond : sans puits Dw=0, avec 12 puits Dw>0 (+infini) — d=25m optimal HR 10-20% désert : Dw x3 à x8 — d=20-25m recommandé HR 20-40% semi-aride : Dw +50% à +150% — d=15-20m HR 40-60% tempéré sec : Dw +20% à +50% — d=10-15m (hiver surtout) HR > 60% humide : effet refroidissement principal, w_puits < w_ext — d=5-10m Bouton "auto" : profondeur optimale calculée automatiquement selon HR de surface
Vpuits ≈ 5,1 m/s (ΔP Venturi 34 Pa sur 25 m) — débit ≈ 1,96 m³/s/puits. Aucune énergie consommée : la surpression naturelle du canal A aspire l’air souterrain froid et humide, qui se mélange au flux chaud et sec, relevant le point de rosée effectif dans les canaux condensants B et D. En zone tempérée, l’effet rafraîchissant (Tpuits < Text en été) peut compenser la réduction d’humidité absolue.
Ces modèles physiques et leurs hypothèses sont détaillés et ouverts à la critique dans le 🔬 Lexique scientifique →